June 3, 2011
Programme

Art et Sociabilité au XVIIIe siècle
Paris, 23-25 juin 2011

Jeudi 23 juin  

9h00- Accueil

9h20- Introduction

 I. Le Commerce des idées
       A. Les échanges autour de l’élaboration du discours sur l’art
       Président : Anne Lafont (INHA)
9h40- Stéphane Lojkine (Université de Provence, Aix-Marseille I)
« Le commerce de la peinture dans les Salons de Diderot »
10h- Gaëtane Maës (Université Charles de Gaulle-Lille 3)
« Vie d’artiste et public de l’art au XVIIIe siècle »
10h20- Marie-Pauline Martin (INHA)
« La conversation des arts : un principe de sociabilité, fondateur de la société académique des Enfants d’Apollon »

10h40 Débat

11h00 Pause

        B. Modalités de genèse et de diffusion du savoir à travers l’art
       Président : Dena Goodman (University of Michigan, Ann Arbor)
11h20- Patrick Michel (Université Charles de Gaulle-Lille 3)
« Paris/Provinces : une sociabilité artistique et savante au XVIIIe siècle vue au travers des correspondances privées »
11h40- Sarah Easterby-Smith (European University Institute, Florence)
« Beautiful Botany : Connoisseurship, Commerce, Nature and Art in Paris, 1760-1793 »
12h- Valérie Kobi (Université de Neuchâtel)
« Les chimères de la République des arts. Fonction et expérimentation du fac-similé scientifique dans la première moitié du XVIIIe siècle »

12h20- Débat

12h40 - Déjeuner

Résumés des communications de la session Le commerce des idées

II. L’artiste face à son public
       A. Le public à la rencontre des artistes
       Président : France Nerlich (Université François Rabelais, Tours)
14h30- Isabelle Pichet (Clark Art Institute)
« L’œil du spectateur : incarnation d’une nouvelle sociabilité »
14h50- Noémie Étienne (Université de Genève)
« La réception des peintures restaurées au Louvre autour de 1800 »
15h10- Heather Belnap Jensen (Brigham Young University)
« Parisian Parks, Promenades and Pleasure Palace, or, the Spaces of Bourgeois(e) Sociability »
15h30- Rémi Dalisson (Université de Rouen)
« L’art de la Fête révolutionnaire, une sociabilité nouvelle dans une France nouvelle ? Permanences et mutations (1789-1815) »

15h50- Débat      

16h10- Pause    

B. Les espaces communs de sociabilité des artistes
Président : Édouard Kopp (J. Paul Getty Museum, Los Angeles)
16h30- Sarah Salomon (Technische Universität Berlin)
« Un espace unique : les expositions de la Jeunesse sur la place Dauphine et la liberté de l’art sous l’Ancien Régime »
16h50- Hannah Williams (St. John’s College, Oxford)
« Painters and Parish life : artists and the church in Eighteenth century Paris »
17h10- Claire Ollagnier (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
« La petite maison, un concept architectural au service d’une sociabilité nouvelle »

17h30- Débat

Vendredi 24 juin

II. L’artiste face à son public (suite)
       C. Économie et pratique artistique
       Président : Guillaume Glorieux (Université Rennes 2)
9h20- Jean-François Bédard (Syracuse University )
« Une conversation graphique entre Watteau et Oppenord »
9h40- Stéphane Roy (Carleton University, Ottawa)
« Autour de l’estampe : réseaux et niveaux de sociabilité à Paris à la fin du XVIIIe siècle»
10h- Élodie Pradier (Université Michel de Montaigne Bordeaux III)
« Répondre aux attentes des clients : la production de tapisseries de la manufacture de Beauvais au XVIIIe siècle »

Résumés des communications de la session L’artiste face à son public

10h20- Débat

10h40- Pause

III. L’artiste et sa promotion sociale
       A. Les stratégies construites sur un exemple de carrière individuelle
       Président : Melissa Hyde (University of Florida)
11h- Esther Bell (Morgan Library and Museum)
« Charles-Antoine Coypel et le théâtre de société »
11h20- Bernadette Fort (Northwestern University)
« Salons mondains, salons de peinture. É. Vigée Le Brun et la sociabilité de cour à la fin de l’Ancien Régime »
11h40- Jacqueline Hara (DePaul University)
« L’engagement social de Francisco Goya »
12h- Mélanie Salitot (Université Paris IV-Sorbonne)
« Les Didot, stratégie familiale et matrimoniale »

12h20- Débat

12h40 Déjeuner     

       B. Les stratégies globales de promotions
       Président : Susan L. Siegfried (University of Michigan, Ann Arbor)
14h30- Jessica L. Fripp (University of Michigan, Ann Arbor)
« Friendship at the Salon »
14h50- Élisabeth Martichou (Université Paris 13 Nord)
« The Painter as a Gentleman : a model of sociability and its variations in Eighteenth-Century England »
15h10- Martin Schieder (Universität Leipzig)
« “L’homme qui pense le plus, est celui qui digère le plus mal.” La mise en scène picturale du savant dans la République des lettres »

15h30- Débat

15h50 - Pause     

        C. Les stratégies institutionnelles 
        
Président : Andreas Beyer (Centre allemand d’histoire de l’art, Paris)
16h20- Reed Benhamou (Indiana University, Bloomington)
« A Case Study in Sociabilité : Bachelier’s École Royale Gratuite de Dessin »
16h40- Susanna Caviglia-Brunel (Université de Limoges)
« La sociabilité à l’Académie de France à Rome sous la direction de Natoire (1751-1775) »

Résumés des communications de la session L’artiste et sa promotion sociale


Samedi 25 juin

IV. Les représentations de la sociabilité
      
Président : Mary Sheriff (University of North Carolina, Chapel Hill)
9h- Julie-Anne Plax (University of Arizona
« Fêting the Hunt in Eighteenth-century Painting » 
9h20- Jörg Ebeling (Centre allemand d’histoire de l’art, Paris)
« Le tableau de mode et Hogarth – la peinture de genre dans la première moitié du XVIIIe siècle en France : entre autodérision et critique sociale »
9h40- Hector Reyes (University of California, Los Angeles)
«Re-animating the past : archaism, sociability and artistic production in the enlightenment »
10h- Alejandro Martinez (Universidad Autónoma de Madrid) 
«Les collections des estampes et l’impact du théâtre dans le cadre socio-intellectuel illustré : la Colección de trages de Luis Paret y Alcázar »

Résumés des communications de la session Les représentations de la sociabilité

10h20- Débat

10h40- Pause

V. Les transferts culturels
       Président : Hubertus Kohle (Ludwig-Maximilians-Universität Munich)
11h- Boris Gibhardt (Centre allemand d’histoire de l’art, Paris) « Les classiques de Weimar en dialogue avec la culture parisienne à la fin du XVIIIe siècle »
11h20- Pawel Ignaczak (Musée national de Poznan, Pologne)
« L’art à la Cour de Stanislas Auguste Poniatowski »
11h40- Nina Struckmeyer/Frauke Josenhans (TU Berlin/Université de Provence-Aix Marseille I) 
«Le cercle des artistes allemands à Paris »

Résumés des communications de la session Les transfers culturels

12h00 - Débat

12h20 - Déjenuer


14h30- Table Ronde : La sociabilité : apport d’une notion interdisciplinaire 
 

Président : Étienne Jollet (Université Paris I Panthéon-Sorbonne) 
Jean Gribenski (Université de Poitiers)
France Nerlich (Université François Rabelais, Tours)
Guillaume Faroult (Musée du Louvre)
Jean-Luc Chappey (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

June 3, 2011
(Affiche créée par Melissa Dean. Téléchargez l’affiche/Download the poster: pdf  jpg) 
À la lueur des recherches menées depuis ces vingt dernières années, la notion de sociabilité a fait l’objet d’un débat utile permettant un nouvel examen des changements politiques, sociaux et culturels qui eurent lieu au XVIIIe siècle. Les travaux de Daniel Roche, Dena Goodman, Daniel Gordon, Antoine Lilti, entre autres, ont démontré que la sociabilité est un concept fécond et commun aux différentes disciplines que sont la sociologie, la philosophie et l’anthropologie. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédie a défini le terme de la sorte : « La sociabilité est cette disposition qui nous porte à faire aux hommes tout le bien qui peut dépendre de nous, à concilier notre bonheur avec celui des autres, & à subordonner toujours notre avantage particulier, à l’avantage commun & général » (Louis de Jaucourt, « Sociabilité », Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers…, Paris, Briasson, 1751-1765, t. XV, p. 251). Ainsi, la notion est présentée comme un concept abstrait qui rend compte du désir de voir chaque homme participer activement à la vie de la société. Elle est liée, à l’époque, de manière complexe, à la notion de commerce, pratique sociale qui définit tous les modes de communication et d’échanges réciproques. La sphère publique émergente, composée de lieux comme les académies, les salons littéraires ou bien les loges maçonniques, a constitué la scène sur laquelle se sont joués de tels échanges. La publication de Thomas Crow, Painters and Public Life in Eighteenth-Century Paris, a incité les historiens de l’art à comprendre le rôle des artistes dans la sphère publique. Les études qui en ont découlé ont alors favorisé une approche monographique s’intéressant à la reconstruction de l’histoire d’un artiste, d’un salonnier ou d’un collectionneur, mais elles ont fait abstraction du rôle que les œuvres d’art ont joué dans les systèmes plus larges d’échanges et de pratiques sociales. 
Ce colloque a pour but d’analyser la sociabilité dans le monde artistique du XVIIIe siècle à travers le prisme des pratiques sociales. En examinant les pratiques sociales des artistes, des amateurs, des critiques, des salonniers, etc., nous tenterons de comprendre les échanges sociaux et les réseaux formés non seulement par le commerce des objets matériels à travers l’étude des collections, du marché de l’art et des expositions, mais aussi par le commerce des idées à travers l’étude des écrits sur l’art et de l’art de la conversation. Ainsi, on peut s’interroger sur le rôle qu’ont joué les pratiques sociales au sein de la sphère publique dans l’évolution de la production artistique et des échanges matériels, économiques et verbaux.

(Affiche créée par Melissa Dean. Téléchargez l’affiche/Download the poster: pdf  jpg

À la lueur des recherches menées depuis ces vingt dernières années, la notion de sociabilité a fait l’objet d’un débat utile permettant un nouvel examen des changements politiques, sociaux et culturels qui eurent lieu au XVIIIe siècle. Les travaux de Daniel Roche, Dena Goodman, Daniel Gordon, Antoine Lilti, entre autres, ont démontré que la sociabilité est un concept fécond et commun aux différentes disciplines que sont la sociologie, la philosophie et l’anthropologie. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédie a défini le terme de la sorte : « La sociabilité est cette disposition qui nous porte à faire aux hommes tout le bien qui peut dépendre de nous, à concilier notre bonheur avec celui des autres, & à subordonner toujours notre avantage particulier, à l’avantage commun & général » (Louis de Jaucourt, « Sociabilité », Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers…, Paris, Briasson, 1751-1765, t. XV, p. 251). Ainsi, la notion est présentée comme un concept abstrait qui rend compte du désir de voir chaque homme participer activement à la vie de la société. Elle est liée, à l’époque, de manière complexe, à la notion de commerce, pratique sociale qui définit tous les modes de communication et d’échanges réciproques. La sphère publique émergente, composée de lieux comme les académies, les salons littéraires ou bien les loges maçonniques, a constitué la scène sur laquelle se sont joués de tels échanges. La publication de Thomas Crow, Painters and Public Life in Eighteenth-Century Paris, a incité les historiens de l’art à comprendre le rôle des artistes dans la sphère publique. Les études qui en ont découlé ont alors favorisé une approche monographique s’intéressant à la reconstruction de l’histoire d’un artiste, d’un salonnier ou d’un collectionneur, mais elles ont fait abstraction du rôle que les œuvres d’art ont joué dans les systèmes plus larges d’échanges et de pratiques sociales.

Ce colloque a pour but d’analyser la sociabilité dans le monde artistique du XVIIIe siècle à travers le prisme des pratiques sociales. En examinant les pratiques sociales des artistes, des amateurs, des critiques, des salonniers, etc., nous tenterons de comprendre les échanges sociaux et les réseaux formés non seulement par le commerce des objets matériels à travers l’étude des collections, du marché de l’art et des expositions, mais aussi par le commerce des idées à travers l’étude des écrits sur l’art et de l’art de la conversation. Ainsi, on peut s’interroger sur le rôle qu’ont joué les pratiques sociales au sein de la sphère publique dans l’évolution de la production artistique et des échanges matériels, économiques et verbaux.

June 3, 2011
N. Struckmeyer et F. Josenhans : Les artistes allemands à Paris

Nina Struckmeyer, doctorante, Technische Universität, Berlin

Frauke Josenhans, doctorante, Université de Provence

Le cercle des artistes allemands à Paris

A partir de la fin du XVIIIe siècle, les artistes allemands arrivent en grand nombre à Paris pour étudier à l’Ecole de Beaux-Arts et dans les ateliers privés. Dans la capitale française, les Allemands intègrent des réseaux sociaux déjà existants, notamment ceux autour des intellectuels allemands installés à Paris comme Wilhelm et Alexander von Humboldt, Friedrich von Schlegel, Helmina von Chézy, mais des rencontres avec des artistes et intellectuels français et étrangers donnent aussi lieu à de nouveaux cercles, qui perdurent dans certains cas au-delà du séjour parisien. L’objectif de cette communication sera de présenter le fonctionnement de ces réseaux et leur impact sur les transferts culturels et artistiques à l’exemple des artistes allemands. 

Session du samedi matin : Les transferts culturels

June 3, 2011
C. Ollagnier : La petite maison

Claire Ollagnier, Doctorante à l’Université Paris I - Panthéon Sorbonne

La petite maison, un concept architectural au service d’une sociabilité nouvelle

Si la multiplication des petites maisons illustre l’émergence d’un nouvel art de vivre et les aspirations d’une société en mutation qui use de toutes les ressources des arts pour créer de véritables écrins, ces demeures se distinguent surtout par des usages particuliers, où aristocrates, financiers, grands bourgeois, et leur suite de femmes entretenues et d’artistes à la mode partagent leur quête de divertissements physiques et intellectuels. Les innovations techniques et les procédés architecturaux mis en scène dans la petite maison et son environnement champêtre contribuent à la mise en place de ce phénomène. L’étude conjointe des mémoires, de la correspondance et de la presse de l’époque éclairera sur les usages et les pratiques sociales alors en gestation. Littératures théâtrales et romanesques permettront d’affiner notre approche d’un phénomène complexe mêlant renouveau artistique et bouleversement politique.

Session du jeudi après-midi : L’artiste face à son public

June 3, 2011
S. Lojkine : Les Salons de Diderot

Stéphane Lojkine, professeur de lettres, Université de Provence

Le commerce de la peinture dans les Salons de Diderot

L’idée est d’articuler les différentes significations du mot “commerce” en montrant comment Diderot traite le Salon, les oeuvres du Salon et le public du Salon comme autant de plans d’un même dispositif d’échange.

Session du jeudi matin : Le commerce des idées

May 3, 2011
B. Gibhardt : Weimar en dialogue avec la culture parisienne

Boris Gibhardt, chargé de recherche, Centre allemand d’histoire de l’art à Paris

"Les classiques de Weimar en dialogue avec la culture parisienne à la fin du XVIIIe siècle"

Dans l’axe Weimar-Paris, c’est la différence marquée des pratiques culturelles qui a fait émerger une fascination, réciproque en partie, quoique décalée dans le temps. C’est aux acteurs de cet échange culturel, comme Goethe, Humboldt ou Mme de Staël, qu’on peut attribuer une sensibilité particulière. À Weimar, le Journal des Luxus und der Moden, correspondance parisienne entremêlant art et politique, est une sorte de pôle opposé à l’idée de l’éducation esthétique schillérienne. C’est donc à l’instar du modèle parisienne et de son expérience matérielle qu’un débat sur l’adaptation et le refus de certaines formes métropolitaines de sociabilité s’enflamme.

Session du samedi matin : Les transferts culturels

May 3, 2011
P. Ignaczak : L’art à la cour de Stanislas Auguste Poniatowski

Pawel Ignaczak, Conservateur, Musée national de Poznan, Pologne

"L"art à la cour de Stanislas Auguste Poniatowski"

Ce roi de Pologne avait le projet de créer un musée national et une académie artistique. Les troubles politiques et le manque d’argent n’ont pas permis de réaliser les plans les plus ambitieux. Mais le roi a créé une nouvelle vision de l’art dans la vie du pays, qui a donné les bases du développement culturel de la nation quand l’état n’existait plus. S’inspirant du salon de Mme Geoffrin, qu’il connaissait personnellement, il a créé une sorte de salon artistique à Varsovie.

Session du samedi matin : Les transferts culturels

May 3, 2011
A. Martinez : La Colección de Trages de Luis Paret y Alcázar

Alejandro Martinez, doctorant, Université de Madrid

"Les collections des estampes et l’impact du théâtre dans le cadre socio-intellectuel illustré : la Colección de Trages de Luis Paret y Alcázar”

La Raquel de Vicente García de la Huerta est lue par ses contemporains comme une copie de la pensée pro-aristocratique et anti-absolutiste. Elle a comme parallèle artistique un groupe de dessins du peintre madrilène Luis Paret y Alcázar, projet appelé Colección de Trages qui serait inachevé à son décès en 1799. Notre objectif sera d’analyser le projet de Paret par rapport aux utilisations théâtrales que l’aristocratie et les cercles illustrés madrilènes développent comme stratégie de compromis social, intellectuel et idéologique.

Session du samedi matin : Les représentations de la sociabilité

May 3, 2011
H. Reyes : Archaism, sociability and artistic production

Hector Reyes, Lecturer, UCLA

"Re-animating the past : archaism, sociability and artistic production in enlightenment"

I would further argue that implicit int the promotion of the ideologies and types of art from the previous century was a desire to re-animate seventeenth-century elite culture more generally. This paper examines two amateurs often understood to be paragons of Enlightenment sociability and artistic patronage : La Live de Jully and Mme Geoffrin.

Session du samedi matin : Les représentations de la sociabilité

May 3, 2011
J. Ebeling : Le tableau de mode et Hogarth

Joerg Ebeling, Directeur de recherches, Centre allemand d’histoire de l’art, Paris

"Le tableau de mode et Hogarth - la peinture de genre dans la première moitié du XVIIIe en France : entre autodérision et critique sociale"

La présente réflexion tente de cerner l’amusement ressenti par un observateur aristocrate, de la contemplation de personnages de même rang, comme le proposaient les tableaux de mode. C’est la comparaison avec les modern moral subjects de Hogarth, contemporains, et dans lesquels la dimension de critique sociale est très forte, que nous mettrons en évidence la spécificité de la conception esthétique que les tableaux de mode français proposaient au spectateur. En raison de son regard beaucoup satyrique et grinçant, qui peignait sans complaisance les moeurs françaises, Hogarth n’a pas eu une bonne réception en France, un pays où la politesse était aussi un code dans la création artistique.

Session du samedi matin : Les représentations de la sociabilité

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